terminer un roman as Nyx : mission impossible ?

 J'essaie d'écrire un roman et...C'est dur.


Ça fait des années que j'écris et que je commence des histoires que je ne termine jamais (sauf quelques exceptions). J'écrivais alors principalement des poèmes, et j'en écris toujours mais moins. 

Depuis cette année sabbatique quelque peu forcée, j'ai repris petit à petit l'écriture d'histoires, et ça prend beaucoup plus d'efforts que ce à quoi je m'attendais. J'ai toujours pensé que mes difficultés à terminer des histoires étaient surtout liées à mon manque de temps et de concentration. Désormais, tout mon temps peut être consacré à l'écriture et pourtant ce n'est pas si simple. 

On pourrait croire que ce sont des questions d'organisation, de structure, de discipline qui me bloquent. En réalité, ce sont des aspects que je maîtrise assez bien. 

Ma difficulté à poursuivre mes projets tient en deux mots :
- imagination
- confiance

Je m'explique.

J'ai une imagination dé-bor-dan-te. J'ai une quantité astronomique d'idées d'histoires plus ou moins développées, des fiches personnages, des notes par-ci par-là, et j'ai décidé d'en faire un tableau pour mieux trier. Je m'attendais à ce que ça m'aide à choisir sur quelle histoire m'investir en premier mais pas du tout. 

Cette imagination prend beaucoup d'espace dans ma vie de tous les jours et je n'ai pas assez de temps pour écrire toutes mes idées évidemment. 

J'ai aussi l'impression de devoir mettre de côté des projets qui me tiennent à coeur alors que j'aimerais pouvoir leur donner vie sous peu. 

Lorsque je parle de confiance, je parle de confiance en soi. Je pense que je manque cruellement de confiance en moi et que ça crée un blocage concernant mon écriture. Je dois sûrement être trop perfectionniste, pas assez indulgente avec moi-même, trop exigeante, insatisfaite, j'espère avoir de vrais résultats tout de suite, j'ai l'impression d'être une fraude, que je n'ai aucun talent, que mon travail n'est pas assez original ou bien écrit. 

Je trouve que mes proches manquent d'objectivité (même si la plupart ne cesse de me rabâcher d'arrêter de me rabaisser). Je veux bien croire que j'ai tendance à me dévaloriser mais il faut dire que mes proches survalorisent mes créations. Bref. Ça n'aide pas vraiment dans ce type de projet. En tant qu'artiste, j'ai besoin de retours constructifs. Et je n'oserai pas demander de l'aide à des lecteurs ou des écrivains par peur de déranger ou de m'imposer alors que je n'ai aucune compétence dans le métier. 

Je suis la première à défendre que l'art ne devrait pas suivre des codes stricts, ni répondre à des demandes de marché, à des modes, ni se conformer à ce qui plait, au mainstream. J'insiste sur le fait que l'art "parfait" est imparfait, que l'erreur est humaine et que chaque oeuvre est unique. 

Evidemment, si j'avais la sérieuse ambition de devenir écrivain, d'en faire mon métier, ma source de revenus, je devrais apprendre à me conformer d'une certaine manière. A chercher de l'aide, à m'instruire sur l'écriture de romans, à faire davantage d'efforts, à travailler sur mes difficultés. Mais j'ai peur que cette ambition détruise toute tentative de mener à bien mes créations. J'ai peur que cela rajoute de la difficulté à une activité qui me plait et qui, pourtant, a du mal à trouver une place satisfaisante dans mon quotidien.

J'aimerais bien le terminer ce roman. Toutes ces idées, j'aimerais bien les écrire. J'aimerais que mes histoires voient le jour avant que les miens ne s'éteignent. 



Teasing 

Le roman sur lequel je travaille actuellement (en fait y'en a plusieurs mais disons mon projet principal), s'appellerait Café Bordas

Petit résumé-test :
Romain et Clara gèrent le Café Bordas ensemble tout en s’occupant de leurs trois enfants : Emma, Andrea et Noam. 
Une pénurie de café menace leur stabilité économique et familiale. 
Alors que Andrea est de l'autre côté de l'Atlantique, que Emma partage des pensées sombres et que Noam est en décrochage scolaire, la santé de Romain et de la mère de Clara se dégradent. Leurs inquiétudes et leurs silences leur pèsent. Pour réparer l’équilibre, qui était déjà fragile, ils vont devoir laisser tomber leurs certitudes et se rapprocher de ce qui compte pour eux. 

Peut-on encore sauver ce qui est voué à succomber ?

Voilà, n'hésitez pas à me dire si ça vous intéresse.





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